Pétits poèmes

Pétits poèmes
"Le discours sur la paix"

Vers la fin d'un discours extrêmement important
le grand homme d'Etat trébuchant
sur une belle phrase creuse
tombe dedans
et désemparé la bouche ouverte
haletant
montre les dents
et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements
met à vif le nerf de la guerre
la délicate question d'argent.

"Le temps perdu"

Devant la porte de l'usine
le travailleur soudain s'arrête
le beau temps l'a tiré par la veste
et comme il se retourne
et regarde le soleil
tout rouge et tout rond
souriant dans un ciel de plomb
il cligne de l'oeil
familièrement
Dis donc camarade Soleil
tu ne trouves pas
que c'est plutôt con
de donner une journée pareille
à un patron ?

Ces deux poèmes sont tiré de Paroles de Jacques Prévert.
Si ce titre vous dis quelquechose, c'est que "La grasse matinée", un joli poème aussi en a été tiré, et il est tombé au Bac français cette année pour les S et les ES.
J'aime Prévert ^^

# Posted on Friday, 15 June 2007 at 2:13 PM

Edited on Sunday, 17 June 2007 at 10:09 AM

G8

G8
Il est temps de ressort la chanson de Tryo : G8

"J'ai, j'ai, j'ai 8 lascars qui m'saoûlent..."

Pasque oui c'ets le sommet de G8, qu'est ce qu'on en a à faire ? Nous pas grand chose. Mais cette image me faisait trop rire pour que je la partage pas. Elle est tirée du Monde, et l'on y voit un policier en train d'essayer d'arrêter une alter-mondialiste déguisée en clown.

Les alter-mondialistes on fait des barricades et certaines personnes allant au sommet du G8 pont dû s'y rendre en avion ou en bateau, voilà pour la petite histoire.

# Posted on Saturday, 09 June 2007 at 6:11 AM

Journal d'un lieu

Euh j'ai décidé d'entamer une p'tite série sur notre cher gouvernement. Pourquoi ?
Pasque je suis inquiet, et que je pense que peu sont au courant.

Je commence donc (ma base principale est le journal Le Monde) :

Dans Le Monde 2 du 5 mai 2007 (la veille de l'élection de M. Sarkozy), le grand caricaturiste (que j'aime beaucoup beaucoup) Plantu écrit ces lignes, dans un articles dédié à lui-même : "Ces derniers mois, Jean-marie Le Pen et Nicolas Sarkozy n'ont cessé de se plaindre des représetnations graphques que je fais d'eux."

Il est vrai que les caricatures sont plutôt violentes, surtout pour M. Le Pen. Il y a néanmoins plainte contre la critique, critique que M. Sarkozy ne supporte apparemment pas :

dans Le Monde daté du 15 mai 2007, le journaliste Daniel Psenny dit qu'"Un reportage révélant que Cécilia Sarkozy n'est pas allée voter le 6 mai a été bloqué par la direction du "JDD", propriété du groupe Lagardère, qui aurait fait pression".
Rien ne s'oppose à la publication de telles informations, et le responsable, M. Espérandieu, n'obtenant pas de réponse de la part de M. ou Mme Sarkozy prit " "la décision de ne pas passer le papier" jugeant que le vote relevait de "la sphère privée" ".
Ce qui inquiète aussi, c'est les relations de Nicolas Sarkozy : Arnaud Lagardère (dirigeant du groupe du même nom, qui contient entre autres "Elle", "Paris Match", "Journal du dimanche", "Europe 1"... et actionnaire du "Monde"), Serge Dassault (président du "Figaro"), Alain Minc (président du conseil de survéillance du "Monde"), Martin Bouygues (propriétaire de "TF1"), ou Bernard Arnault (propriétaire de "La Tribune").
Evidemment ces contacts ne sont pas sans rappeler le pouvoir de Silvio Berlusconni.

Des journalistes témoignent : "Des pressions il y en a, les coups de téléphone du samedi matin, du samedi soir, venant souvent de la direction du groupe".

[je continuerais l'article plus tard]
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# Posted on Thursday, 17 May 2007 at 5:58 AM

Juste...un rêve

Juste...un rêve
Juste un rêve, juste un sourire. Pourquoi pas, c'est ma vocation.
Un so
urire, c'est tout, si tu souris, non pas de façon éphémère, mais de façon éternelle, tu es vivant. Car un sourire est éternel, et reste dans le coeur des gens...
Alors
pouquoi est-ce que je me sens seul, pourquoi...pourquoi ô mer infinie, ô Vie qui nous anime, pourquoi cet abandon...qu'est ce qu fait ça ?
je
n'aurais pas la force d'affronter...d'affronter le deuil des Dieux, car les Dieux vont de noir vêtu, alors que la Vie est poursuivie par un fléau...

Cett
e peste du monde, mais qui lui a posé cet anathème ? Pourquoi ?

Est-ce qu'un homme de 40 balais se rappelle qu'est ce que'un rêve ? Ah...l'espérence de vie de l'esprit n'a pas agmenté avec celle du corps, à 30 ans, tu es mort. Mort, mort dans cette nécropole que nous nosu somme faite, pour nous y enterrer, les enfants envient les morts et y entrent de plus en plus jeunes...alors que fais-je dans ce désert de désespoir, presque seul, aux portes de la Tour des Larmes ?

Pou
rquoi cette pièce est gravée au dessus de la porte ? Pourquoi l'on y a gravé le désir...de gouverner....pourquoi les hommes se creusent chaque jour leur tombe pour l'esprit...et pourquoi on les jette alors...

Tou
t n'est-il qu'une machine à ôter les rêves, qui s'échappent par voluptes de fumées dans le ciel, où la puissante colère noire les recueuillent ? Mais pouruoi, moi qui les garde, moi qui les paufine, je ne peux les voir ? Comment aider...

Il n'y
a plus d'espoir...si...un autre homme errant...lui aussi regarde le ciel...et encore un...

Au
dessus d'eux les étoiles d'argent scintillent...je ne suis pas seul rescapé...

# Posted on Sunday, 13 May 2007 at 3:55 PM

C'est beau, une assoc espagnole : Dinero Gratis (Argent gratuit)

C'est beau, une assoc espagnole : Dinero Gratis (Argent gratuit)
Manifeste de l'argent gratuit


Il y a longtemps que le ciel est tombé. Il y a longtemps que la nuit nous possède et que nous sommes nuit. Je vois la lumière du voisin allumée et jamais je ne saurais qui c'est. La critique du travail a toujours été l'axe d'une politique qui se veut subversive. la critique se faisait toujours depuis quelque part, un lieu : une autre forme d'organisation sociale, une vie autre. Maintenant le lieu nous a abandonné. De fait, beaucoup nous ont abandonnés. Seule l'espérance désirait rester auprès de nous. Nous dûmes la tuer. Alors nous nous sentîmes plus légers et nous pûmes entreprendre le vol. Vol direct jusqu'à un horizon d'eau. Et un horizon de feu. Feu et eau pour détruire ce monde. Effectivement, la seule chose que mérite ce monde, c'est d'être détruit pour que puisse vivre ma volonté de vivre qui est notre volonté de vivre. La police nocturne n'est pas un rayon de lumière dans l'obscurité, c'est un serpent qui est aux aguets. Prêt à l'attaque parce qu'il n'a cessé d'attaquer à un seul moment. Toi, par exemple. Tes sécurités qui sont l'oxygène du sang que pompe ton coeur. Tes vérités qui sont des bateaux en papier qui naviguent dans ton cerveau toujours prêts à faire naufrage. Tes amours qui ne sont pas plus qu'une photographie ridicule surexposée au soleil. La police nocturne ne te promet rien que tu ne saches déjà. Non, nous ne mourrons pas de la vie. Notre vie est une aventure dans un parc à thèmes. Nous savons parfaitement quand cela a commencé et quelle est la fin. Dans ce monde la seule aventure est de faire de notre volonté de vivre un défi. Et détruire ce monde. Un monde qui ne s'est fait créancier d'aucune larme. Parce que la réalité est trop dégoûtante. une urbanisation interminable qui fait apparaître une rivière de transpiration vers la mer a poussé sous ses aisselles. Une guerre féroce qui ne s'achève jamais a lieu entre ses jambes : celle de tous contre tous. Tandis que Dieu rigole et que, de temps en temps, il empoigne quelqu'un d'en haut pour l'abaisser jusqu'à ce que, noyé dans sa propre misère quotidienne, il ne puisse plus respirer. Les cadavres putréfiés restent exposés par terre et sont pleins de mouches. Dans le cul du monde où personne ne peut se relaxer, nous travaillons avec de la lumière fluorescente. Nous vivons en mourant pendant une journée qui n'a pas de fin. Nous essayons la mort. Cela fait des siècles que nous n'avons pas senti l'air humide qui agite les branches d'un amandier en fleur. Il n'y a pas de dehors. Il n'y a que cette réalité obscène qui ne cache rien. Nous, nous sommes des ombres dévorées par la peur qui se promène en cherchant un ami. La peur est le message. La réalité est obscène parce qu'elle ne cesse de bouffer de l'argent. Nous introduisons des pièces dans son vagin pour acheter un peu de tranquillité et de futur . Il nous est difficile d'admettre qu'il n'y a pas de futur. La réalité chie de l'argent et nous accourrons en quête de miettes.

L'économie est un grand casino
Ou la roulette décide, minute après minute, du prix de la vie
Et moi, je reporte chaque jour ma mort
Pendant la baisse du Nasdaq
L'ascenseur descend aussi
Si moi, je pouvais toucher le fond un jour !

La liberté est un prison au bord de la mer

Si tout m'attache
Si la porte qui s'ouvre ne donne pas dehors
Si mes rêves sont des cauchemars qui n'ont pas de fin
Si ma seule fenêtre est la télévision
Comment ai-je pu ?
D'où ai-je sorti la force pour penser à çà ?
Argent Gratuit

L'argent est un code : avoir/ ne pas avoir de l'argent. Cette différence fait tourner la machine de répétition appelée réalité. Rien n'échappe à cette différence, tout est reconduit vers elle, c'est ainsi que se reproduit l'ordre monétaire, c'est-à-dire l'ordre. Et il ne se passe rien. Il ne se passe jamais rien. La violence de la monnaie exclut et oblige au travail. L'argent gratuit est une monnaie vivante.Monnaie parce qu'il est le résultat d'un échange étrange : expropriation de marchandises, détournement de la logique du capital ... Vivant parce que, justement par le mode de se donner à nous-même, c'est une victoire sur la peur et la solitude. Et comme monnaie vivante qu'il est, l'argent gratuit ne se plie jamais au code. C'est pour cela qu'on ne demande pas l'argent gratuit, on l'impose. Plus exactement, nous nous donnons de l'argent gratuit. Et nous pouvons toujours le faire, bien que nous soyons prisonniers de nous-mêmes. Bien que ne sachions pas très bien l'expliquer. Il suffit de le vouloir. L'instant que je veux t'offrir est une pierre transparente et silencieuse faite de lumière. Mais cet instant n'existe pas. Je ne peux te donner que de l'argent gratuit. Cher ami, donne moi la main. L'expérience de la monnaie vivante fait mal. Quelle expérience est véritable si elle n'est pas douloureuse ? La monnaie vivante se grave en notre corps mais nous rend plus braves. Et aussi plus libres. Vomis l'être que nous sommes. Je préférerais ne pas m'éloigner. Fuyons là où enfin je puisse te regarder dans les yeux. Ne laissons rien en arrière, seulement nôtre vie incapable de nous suivre. La pierre blessée par le froid ne dira pas la réponse. L'argent pue à mort, et parce qu'il est mort , il peut s'accumuler. L'argent gratuit nous libère de l'argent. Le ciel est tombé et il s'empêtre entre mes jambes pour que je ne puisse pas marcher. Si la réalité affole, nous devons inventer des concepts délirants. L'argent gratuit ne nous appartient pas : il est à tous et même temps à personne.

C'est un cri de dégoût contre le monde.
C'est un cri de guerre contre ce monde-ci.
C'est le cri du vouloir vivre.
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# Posted on Tuesday, 08 May 2007 at 12:15 PM